Ce que le nom de bébé «unique» d'Elon Musk révèle sur la société «post-raciale»

  • Le nom du fils d'Elon Musk est X Æ A-12.
  • La réponse a été extrêmement positive: «Quel nom unique!»
  • Mais pourquoi n'avons-nous pas cette attitude envers les autres noms non anglais?

Elon Musk a beaucoup fait l'actualité ces derniers temps, et pas seulement parce que ses tweets peuvent effacer des milliards de capitalisation boursière de Tesla. Tout le monde est obsédé par son nouveau bébé, dont le nom est X Æ A-12.

Personne ne sait trop comment le prononcer. Mais le consensus général dit que ce nom est «si unique».

Sûr. Appelons ça comme ça.

Mais qu'en est-il des autres noms «uniques»?

La vérité inconfortable sur les noms de bébé dont Elon Musk n'a pas à se soucier

Il est honteux que les noms blancs «uniques» soient loués, tandis que les «autres» noms souffrent souvent de discrimination. | Source: Elon Musk / Twitter. Image éditée par CCN.com.

Des preuves anecdotiques abondent sur les candidats qualifiés dont les noms non blancs sont mis à l'écart.

Des recherches légitimes prouvent que ce n'est pas seulement anecdotique.

Selon la Harvard Business School, les candidats asiatiques qui ont «blanchi» leur nom – mais qui ont conservé toutes les autres qualifications – étaient dix fois plus susceptibles d'obtenir une entrevue que s'ils conservaient leur nom «ethnique».

Ce nombre passe à 25 fois plus de chances d'obtenir une interview parmi les Afro-Américains qui blanchissent leurs noms.

Plus troublant encore, les entreprises qui se prétendaient «favorables à la diversité» étaient tout aussi susceptibles de discriminer les noms «ethniques» que celles qui ne prétendaient pas être si «réveillées».

Donc, statistiquement parlant, même les entreprises pro-diversité comme celles qu'Elon Musk dirige embaucheront Susan, Karen et Becky sur DeShawn, Lupe et Xiao Lu. Et cela même si DeShawn, Lupe et Xiao Lu sont plus qualifiés.

Pourtant, Musk sait qu'il peut nommer son fils «X Æ A-12» sans souci. Il attend également de nous tous qu'il accueille son flocon de neige spécial et prononce correctement son nom.

Il s'agit (pas seulement) de l'Amérique

Les États-Unis ont incontestablement un problème de racisme. Mais quand il s'agit de discrimination contre les noms «non blancs», ils ne sont pas seuls.

La source: Twitter

Des recherches menées en Australie révèlent que les candidats portant des noms à consonance autochtone sont plus souvent disqualifiés que leurs homologues «anglophones».

En France, les noms nord-africains sont victimes de discrimination. Au Royaume-Uni, les candidats indiens ou pakistanais sont rarement embauchés. Et au Canada, les candidats chinois et du Moyen-Orient ne reçoivent presque jamais de rappels.

En bref: si vous n'avez pas le «bon» nom, vous n'obtenez pas le «bon» emploi. Et cela est constant dans de nombreux pays du monde.

Plus qu'un simple nom

Il est honteux que des candidats qualifiés soient disqualifiés parce que leurs noms sont «différents». Il est encore plus honteux que les noms blancs «différents» soient considérés comme «uniques», mais pas les «autres» noms.

Si nous voulons vraiment vivre dans une société «post-raciale», cette pratique honteuse doit cesser.

Avertissement: Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues de CCN.com.

Cet article a été édité par Josiah Wilmoth.

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